Classé dans : Histoires de Chine
Dans la province du Gansu, les habitants des villages du district de Yongchang sont nombreux à présenter des traits physiques “européens” : nez effilé, cheveux bruns, yeux clairs etc. Ces centaines de paysans sont convaincus de descendre directement de légionnaires romains ayant “atterri” en Chine 2000 ans auparavant.
Mais leurs propos ne sont pas aussi farfelus qu’on pourrait le penser. Ces sino-romains se basent sur la thèse d’un sinologue américain, Homer Hasenpflug Dubs.
Voici sa théorie : “En 53 avant Jésus-Christ, Marcus Licinius Crassus, qui dirige Rome avec César et Pompée, part en campagne avec 42 000 hommes contre les Parthes. Crassus est tué à Carrhae, dans l’actuelle Turquie, et une partie de ses troupes, tombée aux mains de l’ennemi, envoyée en Asie centrale (au Turkménistan actuel) pour lutter contre les ancêtres des Huns. Puis on perd leur trace. En 36 avant Jésus-Christ, une armée chinoise réussit pour sa part à capturer la capitale des Huns (l’actuelle Tachkent, en Ouzbékistan) et fait décapiter leur chef, qui menace depuis des années le flanc ouest de l’empire du Milieu. Les sources chinoises de l’époque décrivent des fortifications et des formations au combat qui ne sont alors connues que des Romains. Les Chinois acceptent la reddition d’un millier de combattants et emmènent 145 captifs.”
Pour le sinologue, ces 145 captifs restèrent en Chine, fondant de plein gré de nouvelles familles métissées.
Depuis, les généticiens chinois et italiens essayent d’éluder l’histoire avec comme arme, des échantillons de sang des habitants de la région de YongChan. Quant à eux, ils paradent pour les grandes occasions autour des vestiges romains du passé, déguisés en légionnaires romains, sous les yeux ébahis, plein d’interrogations des enfants du village…